11/12/2015

La COY: la COP des jeunes !

La Conference of Youth (COY) / Conférence de la Jeunesse, offre la possibilité aux jeunes du monde entier de se rassembler avant la Conférence des Parties organisée par l’ONU (la COP pour Conference of Parties).

L’International Youth Climate Movement (IYCM) est le plus large réseau international de la jeunesse engagée sur les questions climatiques.
Il regroupe aussi bien des jeunes individues que des organisations nationales ou des réseaux d’organisations nationales et/ou transnationales qui mènent tout au long de l’année des projets de sensibilisation, de mobilisation visant à inspirer et fédérer davantage de jeunes autour des enjeux climatiques. Ils mènent également des activités de plaidoyer sur des sujets bien précis comme la participation des jeunes, les questions d’éducation aux changements climatiques ou plus largement sur des sujets liés à l’adaptation et/ou l’atténuation aux changements climatiques.

Les jeunes sont présents depuis le début au sein des conférences climatiques (COP) de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il s’agit pour eux d’approfondir leur compréhension du processus de négociation climatique mais également de renforcer leur capacité d’action sur le terrain. C’est la raison pour laquelle chaque année, en amont des COPs, ils organisent les traditionnelles conférences de la jeunesse (COY).

Cette année la 11ème édition de la COY aura lieu du 26 au 28 novembre, au Parc des Expositions de Villepinte.

 

France Volontaires a organisé sa conférence :

Volontaires, entrepreneurs de changement social

Le 27 novembre 2015, de 14h00 à 15h30,
au Parc des Expositions de Villepinte

Nous proposions un débat donnant la voix à des jeunes ayant vécu ou vivant un engagement volontaire à l’international, de différentes nationalités (France, Maroc, Niger, Togo…).

L’objectif était de comprendre la valeur ajoutée de ces engagements dans le parcours de ces jeunes et leur contribution à une société innovante :

- Une expérience pour prendre conscience des enjeux sociaux et environnementaux mondiaux : différences, similarités des pratiques environnementales et du rapport à la nature dans les différents pays ; impact sur les inégalités sociales et entre pays ;

- Une expérience pour identifier et diffuser des innovations issues d’associations de terrain : comment ce qui se fait ailleurs peut être intéressant pour agir ici ? comment les volontaires se font des relais et « vigies climat » pour témoigner des impacts ailleurs ;

- Une expérience qui impacte sur les parcours : un engagement de quelques mois donne des idées pour la suite, pour être des acteurs plus efficaces dans la prévention et l’adaptation aux changements climatiques. Au sein de leur propre société, les volontaires sont des citoyens actifs moteurs des transformations de pratiques de production et de consommation d’énergie.

Intervenants :

- Kader Chattou, volontaire marocain de l’association Iffker en mission de Service Civique auprès de l’association Cool’eurs du monde à Bordeaux, sur de l’éducation au développement durable ;
- Claire Bourdais, ancienne volontaire de Cool’eurs du Monde de retour d’une mission de Service Civique auprès d’Iffker au Maroc sur la sensibilisation au développement durable ;
- Ibrahim Dan Bariah, volontaire nigérien qui est venu mener une mission de Service Civique avec l’association Eau Vive Basse Normandie et Horizons Solidaires en 2013 à Caen ;
- Alexis Roman, ancien volontaire français en Inde avec l’association Rain Drop qu’il a créée, pour le développement rural et la lutte contre la désertification dans les zones tribales et rurales ;
- Julien Pieczynski et Rémy Boileux, anciens volontaires de l’association Nausicaa (Nord) de retour d’une mission de Service Civique à Madagascar pour la protection de la biodiversité ;
- Aicha Pere, volontaire togolaise en mission de Service Civique à Reims avec le programme Mediaterres d’Unis-Cités.

 

Téléchargez l'invitation

 

Rencontre avec des jeunes volontaires :

"L’effort fourni des bénévoles pour organiser un grand événement comme celui-là m'a beaucoup marqué. C’est le meilleur exemple pour montrer que si l'on travaille ensemble on peut y arriver.

J'ai témoigné de mon expérience avec toutes les personne qui ont assisté à la table ronde organisée par France Volontaires et après trois jours de réflexion, de partage d’échange et aussi de rencontres, j'ai encore plus envie de m’engager. M'engager pour protéger notre environnement et le climat et sensibiliser la population qui vivent surtout dans les zones rurales du Maroc. Ce sont des territoires qui sont encore vierges, alors on doit réfléchir ensemble à des dynamiques et des méthodes pour développer ce patrimoine tout en préservant l’environnement et de développement durable. 

Aujourd’hui on a besoin d’aide de tous les jeunes, plus que jamais, alors n’hésitez pas à vous engager dans des actions pour protéger notre planète. Comme je le dis tout le temps : les jeunes responsables et plein d’ambition sont l’espoir de l’humanité, et c’est nous, les jeunes, les leaders et les créateurs de demain.

Un grand merci à France Volontaires qui m’a permis à cette occasion de partager tous mes ressentis."

Kader

 

"Je retiendrai de cette COY, le souvenir d’un fort engagement des jeunes venus de divers horizons du monde, et la gravité du phénomène climatique. Je trouve que cette conférence était une grande réussite. C’était un moment de retrouvailles, de vitalisation et de légitimation des actions des jeunes autours de la préoccupation commune qu'est le « climat ».

Ainsi, j’ai eu la chance de participer et d’intervenir pendant ces trois jours à plusieurs conférences animées non seulement par des jeunes comme moi mais aussi par des experts comme Marc Dufumier. J’ai eu aussi la chance de suivre avec beaucoup d’attention Nicola Hulot lors de son intervention à la COY où il a manifesté une grande considération des messages clés des jeunes : une reconnaissance importante de notre positionnement.

En tant que jeune engagé, participer à cette COY m’a permis de découvrir des idées nouvelles.. Au-delà des perceptions terminologiques qu’on a sur le changement climatique, on se rend compte aujourd’hui que cette question n’est plus à « l’assiette des discours institutionnels », mais elle passe inéluctablement par des actes concrets, des engagements, il s'agit d'un devoir de chaque individu et des responsabilités de tous à protéger notre planète « Terre » tout entière, qui est notre « maison », notre « foyer »… Tel est aussi mon message fort à l’endroit des jeunes du monde entier."

Ibrahim

 

"En ce qui me concerne, ce qui m'a le plus marqué à la COY, c'est la dimension internationale qu'à eu l'événement. Voir des gens des quatre coins du monde sur le même site, ça renforce le poids de l'événement, traduisant que l'on est tous concerné par les questions liées à l'environnement.

La COY a abordé les divers thèmes du développement durable sous différentes présentations : conférences, expos, ateliers, etc. La diversité des supports a rendu accessible, au moins visuellement, la connaissance d'acteurs engagés pour la préservation de l'environnement et cela quelque soit le temps dont on disposait à la COY. Les informations étaient vraiment très riches sur le site : on pouvait avoir accès à du contenu scientifique, artistique, rencontrer des entrepreneurs ou encore comprendre le fonctionnement d'une association proposant à la jeunesse de monter son projet à l'international. Néanmoins, l'organisation des conférences et ateliers était difficilement compréhensible. Après avoir compris l'agencement du programme, il fallait encore trouver le module qu'on devait sacrifier pour pouvoir assister à un autre. Selon moi, il y avait trop de choses en même temps, ne permettant pas d'identifier une activité en particulier.

Au-delà de ça, la mobilisation des bénévoles était remarquable. Avant l'événement il y a eu un suivi des inscriptions correct et beaucoup d'informations. Par contre on a rencontré des soucis de cohérence sur le lieu d'hébergement.
Le service de restauration était bien géré, et inscrit dans la continuité du développement durable. Je pensais voir plus d'activités en faveur du "Zéro déchet".

Enfin concernant l'organisation de la table ronde France Volontaires, j'ai trouvé les échanges très enrichissants et en lien direct avec mon expérience. C'était intéressant que le public vienne de différents horizons, et j'espère que le contenu des échanges servira à de futurs volontaires ou à toute personne souhaitant comprendre les enjeux d'un volontariat à l'international."

Claire

COY , France volontaires, COP21

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04/12/2015

Du Limousin au Burkina Faso, il n'y qu'un pas vers le développement durable

Benjamin, 26 ans, Volontaire de Solidarité Internationale au Burkina Faso

 

De l'étudiant au volontaire

Parmi diverses activités, je me suis concentré sur des études d’ingénieur en agro-développement international (ISTOM) qui répondaient à mon envie de concilier les sciences environnementales avec les sciences humaines. Ce fut l’occasion de réaliser des stages, projets et missions en équipes, sur des thématiques à cheval entre l’agriculture et le développement social et économique. Ainsi, j’ai eu la chance de découvrir plusieurs pays (Irlande, Bénin, Madagascar, Mozambique, Burkina Faso, Maroc). En sortie d’études, je cherchais une mission relativement longue, au moins sur plusieurs saisons, que ce soit en France ou ailleurs.

J’ai intégré le programme LIMFASO de coopération décentralisée entre les régions Limousin (France) et Plateau Central (Burkina Faso) en février 2014.

 

Le Limousin et le Burkina Faso, acteurs du développement durable

Envoyé dans le Plateau Central par le Conseil Régional du Limousin, ma mission consiste à appuyer les échanges entre les équipes techniques et différents acteurs des deux territoires ; notamment en assurant une interface entre la partie « Nord » et la partie « Sud » du programme. Je suis en contact avec les deux équipes techniques chargées de la mise en œuvre, de l’animation et du suivi  afin de les aider à accompagner les diverses initiatives qui gravitent dans le champ de cette coopération.

Ces équipes sont la Délégation à la Coopération Europe-International au niveau du Limousin (qui m’envoie) et le Pôle Ressources au niveau du Plateau Central (qui m’accueille). Réciproquement à ma mission, nous envisageons maintenant qu’un volontaire burkinabè rejoigne l’équipe dans  la région Limousin. Cette mission est d’autant plus intéressante qu’il y a toujours des défis à relever pour favoriser les échanges entre porteurs de projets et les aider à concrétiser leurs idées. Aussi, il faut sans cesse veiller à s’adapter aux différents contextes relativement évolutifs.

Le programme s’articule en 3 axes : le développement durable et la croissance verte ; l’aménagement durable du territoire ; le renforcement de la gouvernance locale décentralisée. Ainsi nous intervenons sur des domaines tels que l’agriculture et l’environnement, l’éducation et la formation, la santé, l’accès à l’eau et l’assainissement, le renforcement de capacités.

La gestion durable de l’environnement est à l’origine de cette coopération puisque les échanges ont débuté entre deux centres de formations agricoles. Depuis lors, les programmes successifs comportent de nombreuses activités destinées à la préservation de l’environnement et au développement durable d’une manière plus générale. Ce sont les collectivités territoriales (régions, communes), les associations et groupements, les entreprises et les services techniques déconcentrés qui proposent ces activités et qui interviennent en concertation, en fonction de leurs compétences.

 

Des formations durables

Ainsi, de nombreuses formations, accompagnées d’ateliers pratiques, ont porté sur les thématiques du développement durable :

  • La production de la fumure organique et la fabrication de pesticides biologique à base des feuilles de Neem ;
  • Les outils de gestion d’un compte d’exploitation et la planification de l’activité d’une micro entreprise agricole ;
  • Les techniques de production biologique de l’oignon et de sa conservation ;
  • Les avantages de la culture biologique et la commercialisation des produits ;
  • Les techniques d’élevages avicole et apicole ;
  • Les causes et les conséquences de la dégradation des sols ;
  • Les méthodes de lutte pour la protection des berges ;
  • Les techniques de reboisement, entretien et de prélèvement de plantes pour la pharmacopée ;
  • La technique de fabrication de foyers améliorés en céramique de type « roumdé ».

 

 

Quelques illustrations

Reboisements :

De nombreuses opérations de reboisements ont été menées dans plusieurs localités de la région Plateau Central. Que ce soient les services techniques régionaux (LIEN), les collectivités, les associations villageoises, agricoles ou de jeunesse, les porteurs de ce type d’initiatives ne manquent pas. Ainsi, de nombreuses essences ont été plantées. On peut citer : Acacia nilotica, Acacia didigioni, Ziziphus (jujubier), Tamarindus indica (tamarinier), Balanites aegyptiaca, Prosopis juliflora, Parkia biglobosa (néré), Khaya senegalensis (caïlcédrat), Adansonia digitata (baobab), Moringa oleifera, Lannea microcarpa

 

Formations en productions biologiques :

Malgré un marché des produits agricoles de plus en plus exigeant en termes de rendement, autrement dit de quantités et de prix, de plus en plus d’agriculteurs s’intéressent à l’agroécologie et souhaitent développer des techniques de production biologiques. Les questions telles que celles portant sur la santé, la durabilité de la fertilité, le maintien d’un système agro-sylvo-pastoral, l’achat ou la production d’engrais et de semences, amènent les paysans à multiplier les échanges et les expériences. Ainsi, en plus de s’organiser en associations, groupements et réseaux, les producteurs suivent des formations auxquelles succède la pratique. Aujourd’hui, on assiste par exemple à l’émergence d’unités de production de compost biologique, de semences adaptées à la culture biologiques, etc. Les débouchés commerciaux pour les produits biologiques se développent petit à petit avec une prise de conscience accrue, à la fois des producteurs, des commerçants et des consommateurs. Effectivement, un fruit biologique se conserve mieux ; ici, il arrive souvent qu’il sèche plutôt que de pourrir.

        

Les projets d’élevages avicoles pédagogiques :

Ces projets, initiés par les associations Burkin’alphabet et Ti Malice, en lien avec six écoles de l’Oubritenga, consistent en premier lieu à confier 5 poules et 1 coq à chaque mère d’élève volontaire. Après plusieurs campagnes de reproduction, les mères d’élèves sont invitées à donner aux écoles un nombre de volailles au moins équivalent à ce qui leur a été confié. Ces volailles sont rassemblées dans un poulailler situé dans l’école et entretenu par les élèves. Enfin, les poulets sont vendus afin de dégager des recettes servant au fonctionnement de l’école (cantine, fournitures…) et à l’achat d’autres poules et coqs destinés à d’autres mères d’élèves pour la poursuite du projet.

 

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Accompagnement d’une mission de représentants du Limousin en visite dans le Plateau Central

 

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Visite d’un poulailler pédagogique dans une école 

 

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27/11/2015

Apprenons à regarder autour de nous… par Géraldine, VSI à l’Institut Français du Laos

 

Je m’appelle Géraldine, je suis VSI France Volontaires à Thakhek, au Laos. Contrairement aux auteurs des autres témoignages de ce blog, je ne travaille pas dans le domaine de l’écologie, l’agriculture, l’agro-écologie, tout ce qui a trait à l’environnement à proprement parler.

Je vous avoue que je me suis posée la question à plusieurs reprises à savoir si mon témoignage aurait été tout aussi pertinent que tous ceux que j’ai pu lire sur ce blog. Mais, après maintes réflexions et après avoir pris le temps d’analyser le travail que j’ai pu accomplir ici au Laos, j’ai décidé d’écrire ce petit article.

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Géraldine, panier de rie pour le riz collant (ou kha niew) et une partie de ses élèves

 

En effet, je vis dans une petite ville du Laos, au sud de Vientiane, qui a du mal à offrir à sa population des moyens de s’épanouir, comme nous l’entendons à la manière « occidentale », à travers des activités culturelles, sportives, ou de découvertes.

De nombreux arbres sont abattus pour le commerce du bois, de nombreux animaux, certains en voie d’extinction, sont capturés, et les règles d’hygiène basiques sont plus ou moins appliquées. De nombreuses ONG travaillent d’arrache pieds pour sensibiliser la population à ces différents problèmes environnementaux que connait la Région.

Je suis responsable de l’antenne de l’Institut Français du Laos à Thakhek.
Mon travail, à la base, consiste à enseigner le français aux fonctionnaires de différentes institutions qui sont en général: à l’hôpital de Thakhek, à l’office du tourisme, à l’école d’infirmière, aux enseignants de français, aux étudiants du lycée technique de Thakhek, spécialité tourisme et hôtellerie et à leur professeur.

Au début, n’étant pas habituée à la culture asiatique et encore moins à la culture lao, je ne comprenais pas pourquoi tout prenait du temps et surtout pourquoi je n’arrivais pas à avoir des réponses à des « pourquoi ? ».
Après une année et demie sur le poste, j’ai adapté mon travail à la situation du terrain et ai essayé d’analyser la réaction des étudiants face au cours de français. Je suis donc arrivée à cette conclusion : Mon travail est avant tout de leur donner envie d’apprendre à travers des activités ludiques et sympathiques pour eux et pour moi, à travers l’enseignement du français. En effet, j’ai plus d’expérience en tant que coordinatrice de projets de développement qu’en tant que professeur de français. Du coup, j’ai eu plaisir à réfléchir à des activités à mettre en place avec mes élèves en français et qui seraient tout aussi intéressantes pour d’autres acteurs du développement au Laos.

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Journée de la francophonie à Thakhek le 28 Mars 2015
Atelier carte postale, Flashmob avec drapeaux des pays francophones, pièce de théâtre 

 

J’ai donc essayé l’année dernière de mettre en place de nombreuses activités culturelles: un atelier de théâtre en français; un atelier danse avec la présentation d’un flashmob lors de la dernière journée de la francophonie en mars dernier, où les étudiants ont appris les noms et drapeaux des différents pays francophones.
Lors de cette dernière session de 2015, en plus des : deux classes de théâtre, des futurs ateliers de production écrite sur le futur blog pédagogique de l’IFL de thakhek, du futur atelier de danse et d’activités manuelles dispensés par la future volontaire de service civique, seront organisés des ateliers de sensibilisation à l’attention des étudiants de l’IFL de Thakhek. Ils porteront sur l’environnement, la sécurité routière et la nutrition.

Le premier atelier a été donné au début du mois d’octobre. Il s’agissait de l’atelier environnement. Lors de cet atelier, nous avons abordé le vocabulaire des déchets, mais aussi du recyclage, à travers de courtes vidéos, et du compostage. Un travail de compréhension orale et écrite et d’expression orale a été réalisé avec succès.
En effet, les étudiants ont commencé à poser des questions, parfois en lao faute de vocabulaire en français, et à comprendre certaines petites choses. 

Ils semblaient avoir apprécié et être intéressés par le sujet.

Un exercice pratique leur a été demandé. Il était question de transformer leur déchet en objet recyclé. En voici quelques extraits, ci-dessous.

Geraldine_VSI_laos.jpg

Chapeau fait avec bouteille de thé glacé, cendrier fabriqué à l’aide d’une cannette de pepsi,
Tirelire fabriqué avec une bouteille en plastique

 

Il est prévu pour chaque atelier de sensibilisation en cours de français une partie pratique. Ainsi, pour cet atelier environnement, un atelier de marionnettes construits par les élèves à l’aide de produits recyclés et dirigé par la troupe de théâtre lao « KhaoNiew » sera organisé une semaine avant la Journée de la Francophonie à Thakhek le 26 mars prochain. Un spectacle sera donné à la suite de cet atelier lors de cette journée. L’objectif est d'échanger sur les questions environnementales à Thakhek, au Laos et dans le monde, et pourquoi pas voir dans quelle mesure chacun peut contribuer à un changement positif pour la planète et pour nous mêmes.

J’aime à dire que je suis en train d’essayer de rendre mes élèves responsables vis-à-vis de leur environnement, en les faisant regarder autour d’eux et en participant à des exercices de solidarité.

Malheureusement, je travaille à une toute petite échelle mais comme on dit chez moi, en Guadeloupe : « Sè gren diri ka fé sak diri. » (Traduction littérale : c’est une graine de riz qui fait un sac de riz). Par conséquent, j’espère que ces différentes activités auront un impact positif sur les jeunes étudiants de l’IFL de Thakhek, et que ces derniers pourront faire passer le message à leurs amis et à leur famille, et ainsi de suite.

 

Plus d'informations :